Medios de comunicación según las tesis de Mc Luhan

Sin alguna duda Marshal Mc Luhan es el  más célebre investigador sobre el papel de los grandes medios de comunicación en el siglo XX. La cadena de radio Canadá aporta una serie de grabaciones tanto en formato video (4) como radio (7), y aunque estén en francés, las vamos a enlazar a continuación. Sugiero este breve artículo , en español http://www.nodulo.org/ec/2005/n038p16.htm

 

McLuhan, prophète des temps modernes

Le sociologue canadien Herbert Marshall McLuhan a étudié les techniques modernes de diffusion et leur incidence sur la société. Figure médiatique des années 1960 et 1970, il acquiert une renommée internationale pour ses travaux sur la communication de masse. Son analyse des médias, révolutionnaire pour l’époque, fait de lui l’un des grands penseurs du XXe siècle.

Le médium, c’est le message

Date de diffusion : 30 décembre 1967

Dans ses travaux, McLuhan étudie le rapport qui s’établit entre le contenu et le canal qui l’achemine. Le résultat de ses recherches, sur lesquelles il fonde l’essentiel de sa théorie, repose sur cette phrase : «  the medium is the message ». Qu’est-ce à dire?

Selon McLuhan, le moyen de transmission par lequel nous recevons le message, c’est-à-dire le média, exerce autant, sinon plus d’influence sur nous que le contenu lui-même. La manière dont nous percevons l’information est transformée par le média qui nous la transmet.

D’après McLuhan, notre façon de percevoir les messages est transformée par les médias. Comme l’explique le cinéaste André Martin, nous ne comprenons pas Shakespeare de la même manière qu’il était compris jadis, car les perceptions sont modifiées.

La manière d’aborder les sujets, les notions fondamentales, telles l’espace ou le temps, ont évolué elles aussi, et cette évolution influe sur notre civilisation qui, a fortiori, se transforme.

Le média, c’est-à-dire le canal qui permet la transmission (radio, télévision, journaux, téléphone, etc.) crée un milieu qui agit sur nos perceptions sensorielles.

Nos sens : le goût, le toucher, l’ouïe, l’odorat et la vue, réagissent différemment selon le média. McLuhan explique que les médias sont des extensions de nous-mêmes : le livre est le prolongement de l’œil, le téléphone et la télévision sont l’extension du système nerveux…

Les travaux de McLuhan dans le domaine des communications sont comparés à ceux du psychanalyste Sigmund Freud (1856-1939) et du naturaliste Charles Darwin (1809-1882) pour leur caractère universel. Son dernier ouvrage, écrit en collaboration avec Barrington Nevitt, s’intitule Take today : The Executive as Dropout.

• McLuhan a enseigné à l’université du Wisconsin, à l’université Saint-Louis et à l’Assumption College, devenu l’Université de Windsor.

• Il est l’auteur de centaines d’articles et de plusieurs ouvrages dont, notamment, The Mechanical Bride : Folkore of Industrial Man(1951), La Galaxie Gutenberg (1962), Pour comprendre les médias (1964), Message et massage (1967), War and Peace in the Global Village et Through the Vanishing Point (1968).

McLuhan : prophète des temps modernes?

Date de diffusion : 30 décembre 1967

Contesté, McLuhan l’est, comme tous ceux qui ont des idées novatrices qui bouleversent les schémas traditionnels. Fondateur, avec d’autres, de la théorie de la communication de masse, sa réflexion se pose sur divers supports – langage, écriture phonétique, radio, télévision…

Cet extrait radiophonique réunit André Martin, cinéaste et auteur d’un film sur McLuhan, Jean Paré, traducteur des œuvres du penseur, et Gordon Sheppard, cinéaste et critique littéraire.

Alors, McLuhan est-il un prophète ou un fumiste? Chacun tente à sa manière de répondre à cette question.

Dans, Pour comprendre les médias, McLuhan écrit: « l’homme n’est pas conscient de l’influence qu’exercent sur lui les médias, ou s’il la découvre, il la découvrira trop tard et ne se rendra pas compte qu’il est passé de l’âge de Gutenberg à l’âge de l’électricité qu’une fois qu’il aura quitté l’âge de l’électricité ».

Si McLuhan se livre à cette réflexion sur les médias, c’est pour convaincre l’homme de leurs effets sur son comportement et pour qu’il ne soit plus la victime des instruments qu’il invente et qu’il utilise.

L’un des reproches les plus récurrents à l’encontre de Marshall McLuhan concerne son manque de clarté. Comme disait Nicolas Boileau, poète français du XVIe siècle « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement », mais McLuhan n’a pas fait cette maxime sienne, et la lecture de ses écrits semble aride et ardue pour beaucoup.

Selon Jean Paré, traducteur de ses travaux, il éprouve de la difficulté à écrire, à s’exprimer avec clarté et simplicité, et il en a conscience. Il aime frapper les esprits et use d’arguments osés, parfois exagérés, rendant sa pensée confuse. D’après Gordon Sheppard, McLuhan écoute rarement, préférant de loin parler, s’écouter et penser en parlant.

La Galaxie Gutenberg

Date de diffusion : 30 décembre 1967

Qu’est-ce que « La Galaxie Gutenberg »? Ce que McLuhan nomme ainsi, c’est l’univers de la presse imprimée, développée grâce à la découverte de l’imprimerie par Gutenberg au Moyen-Âge, qui révolutionna la société.

Mais ce triomphe, cette « dictature de l’imprimé », comme le dit McLuhan, est avant tout celle de l’Occident.

Selon McLuhan, «  avec Gutenberg, toute l’histoire est devenue simultanée. Dans l’espace de la bibliothèque de l’honnête homme, le livre mobile a placé l’univers des morts » (tiré de La Galaxie Gutenberg).

La révolution de l’imprimerie a bouleversé le monde. Selon McLuhan, l’une des conséquences de ce bouleversement est la fragmentation de la société.

Le livre, en raison de sa malléabilité, incite les hommes à lire et à penser individuellement, à se centrer sur eux-mêmes. Dans La Galaxie Gutenberg, Mc Luhan écrit: «  Printing, a ditto device, confirmed and extended the new visual stress. It created the portable book, which men could read in privacy and isolation from others ». Selon lui, l’imprimé a entraîné une scission entre la pensée de l’humain et son action, entre sa tête et son cœur, car il l’a habitué à dépendre de sa vue, excluant les autres sens.

Alors que notre civilisation est audio-tactile, l’ère de l’imprimerie était visuelle. D’après les réflexions de McLuhan, la presse a permis le tirage de l’imprimé à grande diffusion dans toutes les langues et dans tous les dialectes, ce qui a donné naissance au nationalisme.

L’individu se replie sur lui, devient « linéaire », «  unidimensionnel  », terme employé par James Joyce, romancier fort apprécié de McLuhan, et repris par Herbert Marcuse dans son ouvrage, L’Homme unidimensionnel, écrit en 1964.

Médias chauds et médias froids

Date de diffusion : 30 décembre 1967

La distinction entre médias «   chauds  » et médias « froids » fait référence au degré de participation requis par l’individu.

Les médias «  chauds  », précis et denses, tels l’imprimé et la radio, transmettent un flux important d’informations dont la compréhension ne nécessite pas d’implication de l’individu.

Les médias dits «  froids », imparfaits et de faible intensité, comme la télévision et le téléphone, sont des médias peu explicites, qui diffusent un message inachevé et exigent une participation plus importante du sujet afin de comprendre le contenu.

Cette remarque remet en cause les théories antérieures selon lesquelles le téléspectateur est passif devant son écran. McLuhan bouleverse les idées reçues en affirmant que l’individu qui regarde la télévision joue un rôle actif, il doit compléter l’information qui lui est transmise afin de la comprendre.

En revanche, la radio diffuse des messages à jet continu, parmi lesquels l’auditeur n’a pas besoin de choisir, car la transmission est linéaire, elle ne fait appel qu’à un sens : l’audition.

L’avenir de la communication est lié au développement des technologies électriques, selon McLuhan. Le média de nature électrique, tel que le téléphone ou encore Internet aujourd’hui, sont des « cool media », capables de resocialiser l’individu.

Celui qui participe à une communication de cette nature a accès à une communauté d’individus. C’est à partir de cette analyse que McLuhan établit le concept de «  village global ».

Pour comprendre McLuhan…

Date de diffusion : 22 octobre 1993

À l’occasion de la réédition de Pour comprendre les médias, Florian Sauvageau, professeur à l’Université Laval et auteur de la préface, s’entretient avec Christiane Charette au sujet de McLuhan.

Homme de paradoxes, personnalité médiatique qui dénonçait le « star system », mais utilisait les médias pour répandre le fruit de ses recherches, McLuhan était aussi un visionnaire qui connaissait finement les médias.

Ses critiques adressées aux chercheurs traditionnels et à leurs méthodes obsolètes lui valaient de nombreuses inimitiés au sein du monde universitaire.

Selon McLuhan, «  l’homme n’est pas conscient de l’influence qu’exercent sur lui les médias, ou s’il la découvre, il la découvrira trop tard et ne se rendra pas compte qu’il est passé de l’âge de Gutenberg à l’âge de l’électricité qu’une fois qu’il aura quitté l’âge de l’électricité  ».

Si McLuhan se livre à cette réflexion sur les médias, c’est pour convaincre l’homme de leurs effets sur son comportement et pour qu’il ne soit plus la victime des instruments qu’il invente et qu’il utilise.

Pour McLuhan, les nouvelles techniques de diffusion collective que sont la presse, la radio, la télévision, le cinéma, et maintenant Internet, sont des prolongements et des outils de l’être humain.

Dénommés « mass media » par les sociologues, ce sont des instruments de la culture de masse qui exercent une certaine influence sur l’homme.

Espace, temps et village planétaire

Date de diffusion : 29 octobre 1972

Après l’ère tribale puis l’ère mécanique, nous serions au seuil d’un nouvel âge, celui de l’ère électronique. Selon Guy Allard, professeur à l’Université de Montréal, les nouveaux médias électroniques font appel à tous nos sens.

Cette redécouverte de l’intégrité sensorielle, de la simultanéité, renvoie aux sociétés primitives qui existaient avant la découverte de l’écriture, à «  un monde où le sujet est réconcilié avec l’objet  », un monde unifié.

Mais, comme le souligne Guy Allard, dans cette nouvelle totalité, il existe un organisme cybernétique régulateur  : l’ordinateur, sorte de thermostat qui contrôlerait la température affective de la planète.

Le village planétaire de McLuhan concerne non seulement l’espace mais aussi le temps. Le professeur affirmait dans une entrevue «  Le futur est ici, il n’y a pas d’avenir. Tout ce qui peut se produire dans les cent prochaines années s’est déjà produit  ».

Une telle affirmation entraîne une suppression de l’histoire, une négation de la temporalité. Est-ce notre véritable présent dont McLuhan nous brosse le portrait, et dont nous n’avons pas conscience?

La galaxie Marconi propose un message simplifié mais global reconstituant la famille humaine en une seule tribu mondiale. Comme le dit McLuhan dans Pour comprendre les médias: «  Pendant l’âge mécanique nous avons prolongé notre corps dans l’espace. Aujourd’hui, après plus d’un siècle de technologie de l’électricité, c’est notre système nerveux central lui-même que nous avons jeté comme un filet sur l’ensemble du globe, abolissant ainsi l’espace et le temps  ».

Le village global : mythe ou réalité?

Date de diffusion : 23 février 1991

«  De toutes parts nous parvient l’information à vitesse accélérée, à vitesse électronique. On dirait que nous faisons tous partie (…) d’un petit village mondial   » (McLuhan).

Au sujet du village global, Arthur C. Clarke (1917) pensait que les nouvelles technologies induiraient une transparence dans la communication entre États, nations et pays, et seraient vecteur de la mondialisation des systèmes.

Or, force est de constater qu’une scission entre pays riches et pays en voie de développement ne place pas tout le monde sur le même pied d’égalité au sein de cette tribu mondiale.

Ce «  village global  », créé par la transmission d’informations électroniques instantanées, nous ouvre au monde et s’accompagne d’une prise de conscience face aux problèmes contemporains.

Cette notion de conscience planétaire est annoncée par Teilhard de Chardin et reprise par McLuhan. Nous devenons spectateurs et témoins des événements internationaux médiatisés qui entrent dans notre univers en direct.

Mais ce village nous entraîne-t-il vers un monde plus humain ou constitue-t-il une nouvelle forme de colonialisme technologique?

McLuhan, celui qu’on surnommait «  la comète intellectuelle canadienne  » a anticipé, trente ans plus tôt, ce que serait la société actuelle: «  nous approchons rapidement de la phase finale des prolongements de l’homme : la simulation technologique de la conscience  ».

Avec l’arrivée du réseau tentaculaire Internet qui tisse sa toile à travers le globe, abolissant toutes les frontières, le monde est devenu un immense système nerveux où règnent les nouvelles technologies.

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