Regis Debray, antiguo compañero de viaje del Ché Guevara. Al parecer va contra la UE en nombre de los intereses del Estado francés.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/leurope-une-idee-defunte

Que reste-t-il de l’idée d’Europe ? En cette semaine spéciale Europe, rendez-vous avec Régis Debray, philosophe et médiologue, pour “L’Europe fantôme” (Gallimard, 2019) et à l’occasion du colloque « Quelle Europe des intellectuels, de Paul Valéry à nos jours ? » (Sorbonne, 11 avril 2019).

Cérémonie lors du transfert des cendres de Jean Monnet au Panthéon en 1988
Cérémonie lors du transfert des cendres de Jean Monnet au Panthéon en 1988• Crédits :  Eric BOUVET/Gamma-Rapho – Getty

Troisième invité de notre semaine européenne, le philosophe et médiologue Régis Debray est invité à l’occasion de la parution de L’Europe fantôme, court texte d’intervention, dans l’esprit de la nouvelle collection « Tracts » de Gallimard, et à la veille du colloque « Quelle Europe des intellectuels, de Paul Valéry à nos jours ? » qui aura lieu à la Sorbonne le 11 avril 2019 (en partenariat avec France Culture). Il est aussi l’auteur d’Un été avec Paul Valéry, à paraître le 24 avril 2019 aux éditions des Equateurs.

Nous acceptons l’hégémonie allemande. Elle n’est pas militaire, elle est économique et financière, et nous l’acceptons comme telle.                        
(Régis Debray)

Dans La Crise de l’Esprit (1919), Paul Valéry écrivait : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ». L’Eurotopie -le « plus jamais ça »,- s’est de fait imposée comme une urgente évidence après le carnage de 1914-1918, de même que l’U.E. s’est bâtie, sur la base d’un marché, dans un moment historique exceptionnel : la Guerre Froide, l’équilibre de la terreur entre l’Est et l’Ouest. Il semble ainsi que l’Europe se soit construite au lendemain d’une guerre, d’un déchirement, à la manière d’une “respiration naturelle” et d’une retombée.

L’anti-européisme est une chose, l’anti-européen en est une autre.                        
(Régis Debray)

Régis Debray revient sur cette “Europe fantôme” – titre inspiré de L’Afrique fantôme (1934) de Michel Leiris,- et en particulier sur le projet européen qui, à la manière d’un spectre, revient, intangible, tous les dix ans. 

L’Europe n’a pas construit sa légende, elle n’a même pas de mémoire.                        
(Régis Debray)

Du Nouveau Testament, auquel on doit la bannière bleue étoilée, au projet de Jean Monnet de créer les “Etats-Unis d’Europe”, en passant par les europuddings, ces productions subventionnées par l’Union Européenne, l’Europe sans “contours” et sans “conteurs”, un mot faible qui ne touche plus l’affect de ceux qui l’emploient, serait avant tout une forme de “religion séculaire“, une mythologie. Alors quelle densité et quelles valeurs derrière le mot d’Europe?

Au fond, je crois que l’Europe est un alibi pour la classe dominante française, un alibi pour cacher sa démission, pour détruire le modèle social français.                        
(Régis Debray)

C’est l’impérialisme et pas le nationalisme qui débouche sur la guerre.        
(Régis Debray)

On a besoin d’un Autre pour être soi-même. Si l’Autre est un ennemi, ça va plus vite.                    
(Régis Debray)


¿Traidor o traidores , acusados de la captura y muerte del Cié en Bolivia?

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