Importante y muy interesante, para los Hispanistas “de verdad”. Conferencia del profesor Jesús G Maestro: El patriarcado contra la violación de la mujer en la literatura de Cervantes: La fuerza de la sangre

Enlace a la novela de Cervantes: La fuerza de la sangre.

http://miguelde.cervantes.com/pdf/La%20fuerza%20de%20la%20sangre.pdf

La teoría de la sexualidad, que encontramos, (implícita / y ampliamente desarrollada) en la crítica de La Regenta y sus personajes, por el profesor Jesús G Maestro, desde las coordenadas de su obra sistemática (tres volúmenes): Crítica de la Razón Literaria, y los treinta videos dedicados a presentar la Crítica de la novela de Leopoldo Alas, Clarín, la célebre novela del Siglo XIX español, La Regenta.

Un libro d interés sobre el asunto, vinculado más o menos directamente con la Crítica que se presenta en el video sobre la cuestión de las leyes del patriarcado y los pactos patriarcales de la aristocracia del tiempo de Cervantes:

EL SEXO DEL TEATRO.
ARTE Y POSMODERNIDAD EN LA ESCENA EUROPEA E IBEROAMERICANA

“El sexo solo engaña, y solo se convierte efectivamente en una experiencia engañosa, cuando va acompañado del amor o del dinero. Cuando no es así, es decir, cuando vive emancipado de esta causa (la ilusión) y de aquella consecuencia (la prostitución), el sexo es lo que realmente es: pura razón práctica. La lógica del amor se disuelve en metáforas. La lógica del sexo se resuelve en la unión corporal y humana.”

Jesús G. Maestro

Robespierre, visto por la poetisa judeo alemana Gertrude Kolmar, asesinada por los nazis. (Reseña de su obra poética al respecto, en francés)

Sujet du poème : Robespierre

AUTOR: par Jean-Luc Tiesset 6 juin 2017

FUENTE https://www.en-attendant-nadeau.fr/2017/06/06/robespierre-gertrud-kolmar/

Cousine de Walter Benjamin, Gertrud Kolmar était une jeune femme cultivée issue de la bourgeoisie juive, qui se sentait parfaitement intégrée à l’Allemagne. Parlant russe et français, elle vécut un temps à Dijon. Elle enseigna, s’occupa d’enfants, mais surtout, elle écrivit. Son œuvre courte, mais forte, à laquelle la guerre et la déportation mirent fin, fut heureusement sauvée du désastre grâce à sa sœur Hilde. Astreinte en 1941 au travail forcé dans une usine berlinoise, elle fut déportée et mourut en mars 1943 à Auschwitz, à moins de cinquante ans. Ce n’est qu’en 1951 que la République fédérale la déclara officiellement décédée.


Gertrud Kolmar, Robespierre, Poésie suivi de Le Portrait de Robespierre. Édition bilingue. Traduit de l’allemand et postfacé par Sibylle Muller, Éd. Circé 22,50 €, 214 p.

Gertrude Kolmar . Fuente de la imagen: https://www.en-attendant-nadeau.fr/2017/06/06/robespierre-gertrud-kolmar/

La publication de ces poèmes et du portrait de Robespierre, écrits au tout début du nazisme, prend un regain d’intérêt dans notre époque où passe furtivement l’ombre des années Trente, quand vacillaient les principes issus de la Révolution. Les interrogations face à un avenir incertain se ressemblent beaucoup, quels que soient l’heure et le lieu … Gertrud Kolmar en tout cas avait en son temps de bonnes raisons de s’inquiéter pour son pays et pour elle-même. Elle sentit très vite que son monde allait être mis à feu et à sang. Est-ce cela qui la conduisit à s’interroger sur une autre période de troubles et de souffrances, la Révolution Française, et plus spécialement la Terreur ? Tandis qu’elle voyait fleurir les dictatures et pressentait le désastre imminent, voulut-elle retrouver, sous les poussières de la carrière, les traces de l’antique Vertu qu’elle croyait logée dans le cœur de Robespierre, guidant sa pensée et son bras ? Elle donne en tout cas une vérité poétique à ces quelques mois qui furent ressentis comme un cataclysme en France et dans le monde.

Même si elle s’est documentée (lisant le français, elle connaissait notamment les ouvrages d’Albert Mathiez), il ne s’agit pas pour Gertrud Kolmar d’entrer dans une querelle d’historiens sur ces temps agités où la jeune République se battait pour sa survie, tout en voulant être un exemple pour les autres peuples. Pour son œil de poète, l’imagerie populaire, même simpliste, vaut autant que les analyses sérieuses, soucieuses d’impartialité et d’objectivité. Elle le dit clairement au début du Portrait de Robespierre : parmi tous les auteurs qu’elle a lus sur le sujet, « les peu crédibles ont autant de valeur que les consciencieux ». Image contre image, elle cherche à contrecarrer celle du tyran sanguinaire, véhiculée depuis si longtemps, qui escamote l’adversaire de l’esclavage, le défenseur des droits de l’Homme, l’admirateur de Rousseau. L’Allemagne n’a guère retenu que la face d’ombre du personnage. Mais la France, dont la capitale a refusé récemment encore de baptiser une rue du nom de Robespierre, ne se montre guère plus généreuse… George Sand, Balzac, Victor Hugo, beaucoup d’autres écrivains ont parlé de lui, parfois pour le louer, souvent pour le condamner. La Société des études robespierristes poursuit son travail depuis plus d’un siècle, mais aujourd’hui encore, la Terreur continue de diviser l’opinion.

Parmi les Conventionnels, membres ou non du Comité de Salut Public, la postérité a fait son choix. Georg Büchner avait déjà imaginé pour la scène, un siècle auparavant, les dernières heures de Danton et de ses compagnons. Dans ses poèmes, Gertrud Kolmar dresse à Robespierre le monument que la France ne lui élève que de mauvaise grâce, quand elle le fait, reculant devant le sang versé : « Je veux t’arracher, de mes griffes te tirer / Hors des désordres, hors du passé ». C’est en glissant son regard dans les lacunes et le flou d’une biographie que le poète trouve son mot à dire, là où bien des « faits » racontés depuis des siècles sont tout sauf avérés. Force est de constater qu’on ne connaît pas grand-chose de l’homme qui joua un rôle bref, mais déterminant dans notre histoire nationale, hormis les textes de ses discours parvenus jusqu’à nous. Son caractère, son quotidien, ses amours, et même son aspect physique sont controversés, jusqu’à la couleur de ses yeux ou de ses cheveux. Les portraits ne sont pas fiables, les témoignages divergent.

Les citations choisies pour l’épigraphe ne laissent aucun doute sur ce qui va suivre. On y trouve, voisinant avec trois textes du prophète Esaïe, cette confidence de Robespierre : « Ôtez-moi ma conscience, je suis le plus malheureux de tous les hommes. » De fait, le recueil a les accents d’un évangile dans lequel le Juste, Robespierre, prend une dimension toute messianique. Comme si les flots de sang versés étaient un mal nécessaire pour purifier la terre de ses démons, dans l’attente de la révélation d’un monde neuf et heureux : l’Apocalypse, telle qu’on la voit par exemple magnifiquement illustrée dans les tapisseries exposées au château d’Angers. Mais c’est au prix du sacrifice du Juste, comme le suggère le texte d’Esaïe : « Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. On a mis son sépulcre parmi les méchants. »

Gertrud Kolmar, Robespierre, Circé
Fuente de la imagen : http://www.en-attendant-nadeau.fr/wp-content/uploads/2015/12/simon_une.jpg

Gertrud Kolmar

« Du mehr als Mensch », « Toi plus qu’un homme » : la figure de Robespierre, dans le poème, évoque celle de Jésus parmi ses disciples, et le recueil entre en résonance avec l’image véhiculée par la Bible. De son enfance et sa jeunesse, Gertrud Kolmar retient quelques détails symboliques, signes d’un destin pour lequel il semble avoir été choisi (par exemple, le compliment fait au roi par l’élève boursier du lycée Louis-le-Grand). Elle le fait avancer dans les pas du Christ : comme lui il connaît le doute, la peur, le reniement, les affres de la Passion ; et les insultes, les quolibets sur le chemin de l’échafaud, son Golgotha … Ils ne furent pas nombreux à le pleurer. Mais en invoquant sa dépouille, Gertrud Kolmar, convaincue que « Robespierre et les siens voulaient arracher Dieu à l’Église », croit surtout à la résurrection de ses idées.

Car la parabole relève évidemment de la poésie plus que de la religion, même si Gertrud Kolmar s’est par ailleurs intéressée de près à Catherine Théot, étrange personnage dont les prophéties, manipulées par les ennemis de Robespierre, tendirent à ridiculiser ce dernier dans le rôle du Messie… Si elle emprunte au sacré, c’est parce qu’elle adopte volontairement le ton et la forme qui conviennent en des temps apocalyptiques – l’extermination des Juifs d’Europe ne sera-t-elle pas, elle aussi, désignée après-coup en des termes religieux quand on parlera de Shoah ou d’Holocauste ?

Les poèmes jouent sur différents registres, hymnes ou ballades où se mêlent des strophes plus intimistes. Entre tendresse et cruauté, le lyrisme est tantôt élégiaque, tantôt incantatoire, mais toujours visionnaire, avec des images et des métaphores puissantes, hautes en couleurs, saisissantes. Ainsi voit-elle tomber, par exemple, la nuit de Thermidor, la dernière de Robespierre : « La ténèbre était tapie, lourde, étouffante, cette sorcière, / Couvant la ville dans les brouillards lascifs ; / Le nuage se traînait lourdement, lézard gris, / Et sur les arbres pas une feuille ne vibrait » (« Das Düster hockte stumpf und schwül, die Hexe, / In geilen Dünsten brütend ob der Stadt ; / Die Wolke kröchelte, die graue Echse, / Und an den Bäumen flirrte nicht ein Blatt »). Semblant faire corps avec son poème, Gertrud Kolmar entraîne quelquefois le lecteur dans un univers halluciné, chaotique, un nouveau crépuscule des dieux. Des hommes sont au supplice, des bêtes immondes paraissent, dans un entrelacs de symboles réalistes. « Mais le Pur vit dans le feu » : quand la violence s’apaise, on voit émerger la figure du rédempteur, prêt au sacrifice suprême. On songe parfois à Nelly Sachs, à Trakl devant Grodek, à Georg Heym, à bien d’autres encore. Mais le lyrisme de Gertrud Kolmar n’appartient qu’à elle, nourrie de toutes ses lectures. Portée par les courants de son époque, elle ne se laisse jamais emporter.

La fin de Robespierre est prétexte à parler de sa propre fin, et le dernier poème, Nécrologie, empreint de gravité et de mélancolie, résonne comme un adieu de la poétesse aux vivants : « Et je vous ai portés sur ce visage ; / Ce fut le faible miroir qui vous captura, / Qui fut jeté à terre, aveuglé et brisé. / Oh moi. Que suis-je pour votre éternité, / Sinon un regard, un grain de sable qui s’écoule, infime ? » La mort seule est grande, disait Bossuet …

Considérer la poésie comme un art difficile, réservé à quelques amateurs, est un préjugé dommageable à la réception de livres comme celui-ci. Et comme il touche à notre Panthéon national, il mériterait pourtant un large public ! Le travail de la traductrice pour aider à la compréhension est donc particulièrement méritant, car elle nous fournit avec cette édition bilingue le moyen d’ouvrir les poèmes à tous, tout en réservant à ceux qui connaissent l’allemand le plaisir du texte original avec sa musique, son rythme, ses couleurs. Ce scrupule était naturellement inutile pour le texte en prose consacré au portrait de Robespierre, fort intéressant lui aussi pour compléter l’approche purement poétique du personnage.

Ce n’est décidément pas un hasard si cet hommage à Robespierre et à la Révolution a été écrit par une Juive allemande en des temps où les libertés fondamentales allaient sombrer, non seulement en Allemagne mais aussi en Europe. Mais où des hommes courageux aussi allaient se lever pour combattre au prix de leur vie le pouvoir des nouveaux tyrans. Ce qui nous touche surtout, au-delà de l’aspect historique, c’est la force du lyrisme de Gertrud Kolmar, la charge visionnaire de certains vers qui donnent la troublante impression qu’elle eut la prémonition du sort qu’on lui réservait : « Le souvenir et la torture du feu dans le four qui me calcina / Faisant de moi une pierre rêche / Persécution : jet de pierres, bûcher, échafaud ; / Je n’ai rien d’autre que cela. Ces meurtres / Qui arrachèrent à mes ancêtres leurs membres sans force » (« Erinnerung und Qual der Herdglut, die mich sott / Daß ich zu sprödem Stein geworden, / Verfolgung : Schleuderwurf und Holzstoß und Schafott ; / Ich habe nichts als dies. Dies Morden, / Das meinen Ahnen so die schwachen Glieder riß »).

Jean-Luc Tiesset

Teoría literaria del Hispanismo, contra las presuntas teorías literarias anglosajonas.

Conferencia del profesor Jesús González Maestro, con motivo de un congreso universitario en Perú, sobre asuntos de la Lengua Española y el Hispanismo ( 11 de noviembre de 2019 )

ENLACE A LA BITACORA (BLOG) DEL PROFESOR JESUS G MAESTRO http://jesusgmaestro.weebly.com/

Evaristo Carriego, poeta argentino(1883-1912). Misas herejes

Sugerimos, desde INTROFILOSOFIA, la lectura de este poema del argentino Evaristo Carriego, donde se muestra cómo la obra de Cervantes, Don Quijote de La Mancha, puede ser fuente de creaciones poéticas tras varios siglos desde que fuese escrita esta importantísima obra cervantina. Tal como sostiene el profesor de Teoría de la Literatura y de Literatura Comparada, Jesús González Maestro, de la Universidad de Vigo (España), pensamos que realmente la Poesía es Filosofía en verso. Por eso es que en esta bitácora que lleva como nombre INTROFILOSOFIA, sugerimos y entendemos que la Poesía, y en general, la Literatura,son actividades que han de ser muy tomadas en cuenta cuando tratemos de hacer crítica y análisis de corte filosófico, y en concreto , planteados desde el Materialismo Filosófico, forjado por el filósofo español Gustavo Bueno ( Santo Domingo de la Calzada 1924, Niembro 2016 )

Salida de la venta por don Quijote encantado con toda la comitiva
PÉREZ RUBIO, ANTONIO
Copyright de la imagen ©Museo Nacional del Prado

Para ver esta imagen en su fuente ( sitio web del Museo delPrado, Madrid. España, entra en el siguiente enlace)

https://www.museodelprado.es/coleccion/obra-de-arte/salida-de-la-venta-por-don-quijote-encantado-con/4fc35fbb-7d94-4d99-9ada-9208be82f0ab


Enlace con el libro completo de Evaristo Carriego https://www.biblioteca.org.ar/libros/10031.pdf

VIEJOS SERMONES


Por el alma de Don Quijote
Con el más reposado y humilde continente,
de contrición sincera; suave, discretamente,
por no incurrir en burlas de ingeniosos normales, sin risueños enojos ni actitudes teatrales
de cómico rebelde, que, cenando en comparsa,

5
ensaya el llanto trágico que llorará en la farsa, dedico estos sermones, porque sí, porque quiero,
al Único, al Supremo famoso Caballero,
a quien pido que siempre me tenga de su mano,
al santo de los santos Don Alonso Quijano
10
que ahora está en la Gloria, y a la diestra del Bueno: su dulcísimo hermano Jesús el Nazareno,
con las desilusiones de sus caballerías
renegando de todas nuestras bellaquerías,
Pero me estoy temiendo que venga algún chistoso 15
con sátiras amables de burlador donoso,
o con mordacidades de socarrón hiriente,
y descubra, tan grave como irónicamente,
-a la sandez de Sancho se le llama ironía-
que mi amor al Maestro se convierte en manía.
20
Porque así van las cosas; la más simple creencia requiere el visto bueno y el favor de la Ciencia:
si a ella no se acoge no prospera y, acaso,
su propio nombre pierde para tornarse caso.
Y no vale la pena (no es un pretexto fútil
25
con el cual se pretenda rechazar algo útil)
de que se tome en serio lo vago, lo ilusorio,
los credos que no tengan olor a sanatorio.
Las frases de anfiteatro, son estigmas y motes propicios a las razas de Cristos y Quijotes
30
-no son muchos los dignos de sufrir el desprecio
del aplauso tonante del abdomen del necio-
en estos bravos tiempos en que los hospitales

de la higiénica moda dan sueros doctorales… Sapientes catedráticos, hasta los sacamuelas
35
consagran infalibles cenáculos y escuelas,
de graves profesores, en cuyos diccionarios
no han de leer sus sueños los pobres visionarios… ¡De los dos grandes locos se ha cansado la gente: así, santo Maestro, yo he visto al reluciente

40
rucio de tu escudero pasar enalbardado,
llevando los despojos que hubiste conquistado, en tanto que en pelota, y nada rozagante,
anda aún sin jinete tu triste Rocinante!
(Maestro ¡si supieras! desde que nos dejaste,
45
llevándote a la Gloria la adarga que embrazaste, andan las nuestras cosas a las mil maravillas: todas tan acertadas que no oso a describillas, -Hoy, prima el buen sentido. La honra de tu lanza no pesa en las alforjas del grande Sancho Panza. 50
Tus más fieles devotos se han metido a venteros y cuidan de que nadie les horade sus cueros. Pero, aguarda, que, cuando se resuelva a decillo, ya verás que lindezas te contará Andresillo – aunque hay alguna mala nueva, desde hace poco: 55
Aquel que también tuvo sus ribetes de loco,
tu primo de estas tierras indianas y bravías, -¡lástima de lo añejo de tus caballerías!
tu primo Juan Moreira, finalmente vencido
del vestigio Telégrafo, para siempre ha caído,
60
mas sin tornarse cuerdo: tu increíble Pecado…

-¡Si supieras, Maestro, como lo hemos pagado!- ¡Tu increíble Pecado…! Caer en la demencia
de dar en la cordura por miedo a la Conciencia!) Para husmear en la cueva, pródiga en desperdicios, 65

no hacen falta conquistas que imponen sacrificios: sin mayores audacias cualquier tonto con suerte es en estos concursos el Vencedor y el Fuerte, pues todo está en ser duros. El camino desviado malograría el justo premio del esforzado…

70
Por eso, cuando llega la tan temida hora
del gesto torturado de una reveladora
protesta de emociones, el rostro se reviste
de defensas de hielo para el beso del triste;
y porque ahogarse deben, salvando peores males, 75
las rudas acechanzas de las sentimentales
voces de rebeldía -quijotismo inconsciente- también se fortalecen, severa, sabiamente,
los músculos traidores del corazón, lo mismo
que los del brazo, en sanas gimnasias de egoísmo, 80
donde el dolor rebote sin conmover la dura
unidad, necesaria, de la férrea armadura:
quien no supere al hierro no es del siglo: no medra. -¡Que bella es la impasible cualidad de la piedra!- El ensueño es estéril, y las contemplaciones
85
suelen ser el anuncio de las resignaciones.
El ensueño es la anémica llaga de la energía;
la curva de un abdomen -todo una geometría-
es quizás el principio de un futuro teorema,
cuyas demostraciones no ha entrevisto el poema…

90
En la época práctica de la lana y del cerdo
hoy, Maestro, tu mismo te llamarías cuerdo-
se hallan discretamente lejos los ideales
de los perturbadores lirismos anormales.
El vientre es razonable, porque es una cabeza
95
que no ha querido nunca saber de otra belleza
que la de sus copiosas sensatas digestiones:
fruto de sus más lógicas fuertes cerebraciones. Por eso, honradamente, se pesan las bondades
del genio, en la balanza de las utilidades,
100
y si a los soñadores profetas se fustiga
hay felicitaciones para el que echa barriga.
Y esto no tiene vuelta, pues está de por medio
la razón, aceptada, de que ya no hay remedio… Como que cuando, a veces, en el Libro obligado, 105
la Biblia del ambiente, a todos manoseado,
hay un gesto de hombría traducido en blasfemia, por asaz deslenguado lo borra la Academia…
La moral se avergüenza de las imprecaciones
de los sanos impulsos que violan las nociones 110
del buen decir. El pecho del mejor maldiciente que se queme sus llagas filosóficamente,
sin mayor pesar, antes de irrumpir en verdades que siempre tienen algo de ingenuas necedades; porque quien viene airado, con gestos de tragedia, 115
a intentar gemir quejas aguando la comedia,
es cuando más un raro, soñador de utopías
que al oído de muchos suenan a letanías…

Por eso, remordido pecador, yo me acuso
-preciso es confesarlo- de haber sido un iluso
120
de fórmulas e ideas que me mueven a risa,
ahora que no pienso sino en seguir, a prisa,
la reposada senda, libre de los violentos
peligros que han ungido de mirras de escarmientos las plantas atrevidas que pisaron las rosas

125
puestas en el camino de las rutas gloriosas.
Pero ya estoy curado, ya no más tonterías,
que las gentes no quieren comulgar insanias…
¡En el agua tranquila de las renunciaciones
se han deshecho las hostias de las revelaciones! 130
Ya no forjo intangibles castillos cerebrales,
de románticos símbolos de torres augurales.
Sobre el dolor ajeno ni siquiera medito,
porque sé que una frase no vale lo que un grito;
y, sin ser pesimista, no caigo en la locura
135
de buscar una página de serena blancura,
donde pueda escribirse la canción inefable
que ha de cantar el Hombre de un futuro probable. Las últimas etapas
Ya puestos en camino,
la fuerza propulsora de la marcha
nos impele a seguir, con la serena
actitud, sin desmayos, de la causa
sustentadora de un ideal glorioso,
5
que luce sus ensueños de esperanza
como flámulas rojas que flotasen
en girones de carnes torturadas.

Nos impele a seguir. Siempre la brega deja un poco de fiebre sobre el alma, 10
en la frente un fulgor, y en la pupila la radiante visión de las etapas;

etapas de dolor, hechas teorías
de credos inefables, de parábolas
de lengua incomprendida que pasasen
15
en la locomoción de las audacias,
¡como una blanca tropa de lirismos
por inmortales rutas incendiadas!
Preciso es continuar. Todas las dudas
que agobian la cabeza con su carga,
20
son grilletes fatales del cerebro
y su sitio mejor está en la espalda. Arrojémoslas, pues. En el avance
hay un cóndor audaz que no se arrastra: cóndor es la pasión, jamás sujeta,
25
de las vidas enfermas de ser sanas.
¡Con rumbo hacia lo azul: aunque deslumbre lo intenso de la luz, hay que mirarla!
Los primeros fulgores,
quemarán, tras la noche de las ansias,
30
la primera visual que los descubra
ocultos en la sombra impenetrada,
así como una antorcha cuyo fuego
ardiese el brazo que la levantara.
¡Insanias de amor, que los enfermos
35
del manicomio de ese Ideal contagian!…

¡Locos, venid! Yo quiero aquí, en el canto, soltar al viento un corazón con alas:
Los discretos normales podrán, solo, arrojarnos las piedras de sus lástimas…

40
¡No haya vacilación! El derrotero
se ha poblado de enérgicas constancias; pero, porque no siempre en el peligro hay carne de temblores libertada, también es necesario
45
hacer que resplandezcan llamaradas,
del fecundo calor de un entusiasmo,
en la quietud mortal que todo embarga, ¡como una floración de primaveras
en el propio país de las escarchas!
50
Si se llagan los pies en el camino,
más firme, mucho más, será la marca: en la senda candente que cruzamos
se ve, mejor la huella ensangrentada.
55
Alienten la Epopeya,
los himnos fraternales de esperanza alzados entre víctores y músicas
con el clamor de las protestas bravas, como un beso de paz sobre una inmensa 60
cicatriz que dejase la jornada,
y en cármenes de púrpura
resurjan reventando sus fragancias ¡todas las rosas del Amor perenne
que perfuman la enorme caravana!
65

Y en el salmo coral, que sinfoniza un salvaje ciclón sobre la pauta, venga el robusto canto que presagie, con la alegre fiereza de una diana que recorriese como un verso altivo 70

el soberbio delirio de la gama,
el futuro cercano de los triunfos,
futuro precursor de las revanchas;
el instante supremo en que se agita
la visión terrenal de las canallas,
75
los frutos renovados
en la incesante fuerza de las savias,
del germen luminoso que cayera
en el resurgimiento de las almas,
¡como una rubia polución de soles
80
en el vientre del surco derramada!
¡Un ensueño en camino,
que sufre la obsesión de la montaña,
bajo la plenitud de las auroras
que alumbran los tropiezos de la marcha! 85
No hay obstrucción posible: es el Principio la promesa del Fin. Arde en la llama
de la hoguera moral, el negro escombro
de la atávica Torre de ignorancias,
madre de ese temor: lo incognoscible,
90
cuyos tupidos velos desgarrara,
en la prisión intelectual más honda, -rechazando el concepto de la Nada-
la verdad de la Ciencia hecha Justicia

al procesar la Esfinge del Nirvana!
95
La gesta de las causas en los siglos, no ha bordado poemas en sus páginas: El libro de los mártires no tiene

sino una historia de grandezas trágicas, de sangre floreciendo en el tormento 100
sus azucenas que parecen lacras… ¡Clarín de los Suplicios cuyas voces en las generaciones se dilatan!

Toda Idea fue así ¡Dolor bendito
de heridas que supuran enseñanzas!: 105
Al lado de la Cruz está la Horca,
-y es bueno no quererlas separadas-
¡el leño o el dogal: hablen las épocas, pues la Cruz y la Horca son hermanas! ¡Y por eso en la lidia,
110
camino al porvenir de la Cruzada, coronando el pendón de las bravuras, los trofeos, aun tibios, se levantan, como ejemplos viriles anunciados
en la fulguración de la escarlata,
115
desde sórdidos púlpitos sangrientos
por muertos sacerdotes que aún tronaran palabras de rencor, hechas conjuros, predicando el sermón de las venganzas! Triste labor del Odio,
120
que desata sus hordas, de amenazas, diciendo su creación demoledora

a las hoscas angustias de la Raza.
Los tremendos instantes de la prueba saben de los martillos que no aplastan 125
los ímpetus hermosos, más hermosos después del golpe que sobre ellos baja;
y en la espera, nerviosa, del momento del derrumbe final, la última etapa,
a través de las brumas sigilosas
130
que puedan ocultar la Ciudad blanca,
se descubren, allá, en otro horizonte, espléndidas auroras que se älzan,
los risueños Orientes -¡bienvenidos!-
los iris eternales del mañana;
135
¡Arcos gloriosos de los triunfos nuevos por donde toda la Epopeya pasa!
Y tras el loco batallar de siglos,
así como después de la jornada
en infinitas gotas se traduce
140
la honra del sudor sobre las caras,
sobre las rudas frentes, pensativas
como un viejo Pesar que meditara,
la cicatriz de sangre se resuelve
en agua de Perdón que todo lava,
145
en agua dulce y bautismal, borrando
las huellas más infames, más amargas, ¡como un Jordán de Olvido que quitase hasta el recuerdo mismo de las manchas! Preciso es continuar; cada desmayo
150

hace ver insalvables las distancias.
En la estéril noción de lo imposible, los músculos morales se relajan,
y en el afán que el miedo empequeñece se ven lejos las cumbres más cercanas. 155

La formidable voz de anunciaciones estremece el ambiente con sus vastas repercusiones de tonantes notas, cubriendo las necrópolis de calmas. La anunciación postrer que se divulga 160

con los alertas de cerebros-guardias. …Muertos odios que vuelven en caricias las opresiones de la lucha bárbara, ¡como una herida que revienta en flores y perfuma las vendas maculadas!
165
…Ya puestos en camino,
no se esquiva el obstáculo: se aparta.
La senda libre de cualquier tropiezo nunca fue la más digna de la planta encallecida en la ascensión penosa
170
del breñal que la suerte deparara.
Así va la legión, atravesando
los últimos espacios que separan
del rumbo abierto al porvenir soñado, como ruta augural, por donde marchan 175
las sombras fugitivas del silencio,
en larga proyección, cantando hosannas si triunfantes por fin, y si vencidos: ¡cayendo frente al Sol, como las águilas!

La muerte del cisne
En un largo alarido de tristeza
los heraldos, sombríos, la anunciaron,
y las faunas errantes se aprontaron
a dejar el amor de la aspereza.
Con el Genio del bosque a la cabeza,
5
una noche y un día galoparon,
y cual corceles épicos llegaron
en un tropel de bárbara grandeza.
Y ahí están. Ya salvajes emociones,
rugen coros de líricos leones…
10
cuando allá, en los remansos de lo Inerte.
Como surgiendo de una pesadilla,
¡grazna un ganso alejado de la orilla
la bondad
15
provechosa de la Muerte!
La apostasía de Andresillo
-I-
Pues, aquí estoy, señores. Pues…yo soy Andresillo, ¿no recuerdan ustedes? Yo soy aquel chiquillo
a quien el gran Quijote librara cierto día
-porque ahí encajaba bien su caballería-
de la nube de palos, que mi amo, furioso,
5
sobre mí descargaba ferozmente donoso,
Al pobre señor loco le hice una ruin ofensa, maldiciendo, más tarde, su gallarda defensa, dejándole mohíno, cabizbajo y corrido-.
(Sé que fui un mentecato). Después, arrepentido, 10
al correr de los años, comprendiendo la humana

obra que yo pagase con acción tan villana, deseoso de la gracia del noble caballero,
sobre su incierto rumbo interrogué al ventero
y el muy bellaco, riendo, me relató su muerte… 15

(Desde entonces empieza lo malo de mi suerte.) – II –
Así olvidando algunas de las cerriles mañas, vine a ser otro andante, soñador de fazañas inauditas y fieras, en lides peligrosas

que los encantamentos no hacen siempre sabrosas 20
Porque ya se mostraba cansado de su dueño
al flaco Rocinante cambié por Clavileño,

y recorrí la tierra, buscando honor y fama
que ofrecer a mi hermosa, desconocida dama,
de quien he recibido desdenes y rigores,
25
hasta que, al fin, vencido de los encantadores,
me trajeron a ésta prisión o manicomio,
una institución sabia, digna de todo encomio,
en donde escarnecido sin cesar, y aporreado como mi buen maestro, seriamente he pensado 30
que desfacer agravios no es sino una locura
que honrara sólo al triste de la Triste Figura.
– III –
…Aquí medro y engordo. Tranquilamente yanto, sin jamás acordarme de mi viejo quebranto
tan magro y tonto. Nunca, ni aun en broma,
35
peco suspirando retornos al antiguo embeleco. No hay una sola parte donde mire y no encuentre, como emblema del siglo, una bolsa y un vientre…

Y así va todo ësto: de la misma manera
que en los menguados tiempos de la pasada era.
40
Los potentados, viven de prematuros cielos,
y los que nada tienen que se lo papen duelos…
De las lanzas famosas de las justas de antes
hoy, harían bastones los duchos comerciantes,
y, sacando provecho, del yelmo de Mambrino
45
venderían quincallas para guardar tocino.
Si se habla a Dulcinea de amorosas pasiones
no es mucho que se mezclen venteriles razones: Los valientes envíos, vizcaínos y gigantes,
ahora se traducen en perlas y brillantes.
50
Basilio está de malas: aunque audaz el muchacho, sus industrias no valen las ollas de Camacho.
Hasta Aldonza Lorenzo, la hija de Corchuelo, reniega de los callos que heredó de su abuelo.
-Si bien ya es una dama, no sé porque barrunto
55
que el olor de los ajos anda muy en su punto.-
Para los que libertan recuas encadenadas,
ahora como entonces hay asaz de pedradas. Ginesillo, ha dejado de ser titiritero:
por sospechosas artes ha ascendido a banquero.
60
El barbero y el cura, pregonando sus ciencias,
en buenas migas, raspan y escrutan las conciencias. El bachiller Carrasco, sin reposar momento pontifica en la cátedra de su doctoramiento, deslumbrando a los bobos, que serán sus secuaces, 65
y acallando la grita de los puros y audaces.

(Mi aporreado maestro no hubiera permitido
que mease en su celada ningún recién parido.)
Los yangüeses de marras, prontos en sus desmanes, cuidan yeguas ajenas y se llaman rufianes.
70
A la justicia -¡pobre reina Micomicona!- cualquiera Malambruno le hürta la corona.
Los andantes del día, se salen del camino
si ven a la distancia las aspas de un molino;
aunque hoy poco valdrían los hidalgos gentiles
75
fuertes perseguidores de pícaros y viles,
pues doncellas y viudas hallan amparo en esos burdeles de oratoria con nombre de Congresos –
– Muy semejante a aquello -quizás en lo aromado- que cuando los batanes hizo Sancho apremiado
80
por urgencias mayores, en situación bien crítica, hay aquí cierta cosa que se dice política.
Los gobernantes gozan de mil prebendas diarias
y se rascan y comen en estas Baratarias,
porque en pos del misterio de los grandes destinos 85
nadie baja a la honda cueva de Montesinos.
– IV –
En fin… quietos curiosos: malicio que ya es mucha peroración, y acaso me merezca una ducha
del jayán enfermero cuidador de mis males,
-en verdad que me ahorquen si yo sé de los tales- 90
y peor es meneallo. Con que… buenos señores hasta… que os permitan mis doctos curadores nuevas sutiles burlas, si no tenéis reparo
de oír, en horas de ocios, a este caso tan raro

que dos, únicamente, la humanidad ha visto,
95
Y ellos no fueron otros que Don Quijote y Cristo. Aquí me hallaréis siempre, manso a las exigencias de discretas preguntas y suaves ocurrencias
de los graves galenos o de vuesas mercedes, honesto y comedido como lo ven ustedes…
100
ENVÍOS
A Doña Sylla da Silva
En su álbum
Si de estas cuerdas mías, de tonos más que rudos, te resultasen ásperos sus rendidos saludos,
y quieres blandos ritmos de credos idealistas, aguarda delicados poetas modernistas
que alabarán en oro tus posibles desdenes,
5
coronando de antorchas tus olímpicas sienes, devotos de la blanca lis de tu aristocracia,
con que ilustro los rojos claveles de mi audacia,
o espera, seductora, decadentes orfebres
que graben tus blasones en sus creadoras fiebres: 10
yo, trabajo el acero de temples soberanos:
los sonantes cristales se rompen en mis manos.
** *
Palmera brasileña, que al caminante herido ofrendaras tus dátiles de Pasión y de Olvido,
en el Desierto Único: tu ëres la apoteosis
15
que, nimbando de incendios sus fecundas neurosis, cruzas por los vaivenes de su hondos desvelos como si fueras Luna de sus noches de duelos.
Yo traigo a tu floresta la Alondra moribunda

que, en el violín del Bosque, preludió la errabunda 20
sinfonía terrena de aquel Ardor eterno,
que ahuyenta suavemente las aves del Invierno,

y en las horas tranquilas descubre su cabeza como un símbolo vago de Amor y de Belleza. …Y pasas, y no sola, presintiendo dorados
25

Orientes, los propicios a los enamorados,
como una novia enferma que evoca espirituales promesas en las largas noches sentimentales;
o esperas al amado, sonriente, como algunas heroínas que aguardan al amor de las lunas
30
hojeando florilegios alegres de la Galia,
con manos de Giocondas poéticas de Italia.
¡Oh, las divinas magas que comulgan misterios en los ratos fugaces de indecibles imperios… cuyos tiernos mandatos y ansiadas tiranías
35
de las claudicaciones saben las agonías!
** *
Quiero brindarte versos porque te finjo buena, con no sé que bondades, y porque eres morena como la inspiradora de mis lejanos votos… -perspectivas azules de paisajes remotos-
40
Generosa que amparas de los fríos crüeles,
como un fruto viviente de tus sanos vergeles,
las rosas inviolables que tus labios oprimen. (¡Oh las instigadoras del Ensueño y del Crimen!) Paloma fugitiva de la Ciudad vedada,
45
donde el Dolor muriera bajo la enamorada

caricia del Consuelo: Ciudad donde las risas suenan como campanas de las futuras Misas! Ya sobre los hastíos de tus meditaciones, como en fugas radiantes escucharás canciones de músicas heráldicas, de las músicas locas que enardecen las ansias y enrojecen las bocas 70

en besos fecundantes, cual rocíos de mieles
que hasta en el yermo hicieron florecer los laureles. Yo, a tu rostro moreno consagraré violetas,
las nerviosas amadas tristes de los poetas,
y allá en las tibias tardes, serenas de optimismos,
75
cuando al disipar todos tus más graves mutismos mis estrofas de hierro torturen tu garganta,
has de pensar, acaso, si es un hierro que canta! Como un deslumbramiento de rubias primaveras irradian y perfuman las dichas prisioneras
80
de todos tus encantos ¡Oh, poemas paganos! Heroína y señora de rondeles galanos:
para que siempre puedas orquestar tus mañanas calandrias y zorzales mis selvas entrerrianas
te ofrecen en mis trovas. Que en todos los momentos 85
te den las grandes liras sus más nobles acentos,
y revienten las yemas donde el Placer anida,
en las exaltaciones gloriosas de la Vida
que surgen en el cálido Floreäl de tus horas,
como un carmen de auroras, ¡eternamente auroras! 90
A Carlos de Soussens
Caballero de Friburgo, de un castillo de aventuras, cuyas águilas audaces remontaron el Ideal,

soñadoras de los nidos de las líricas futuras,
la pupila al sol abierta, coronando las alturas
en el vuelo de armonías de una musa: la orquestal.
5
Visionario de un ensueño que inspiró un vino divino, melancólicas vendimias de las uvas de tu Abril…
tu también tendrás un Murger, y verá el barrio Latino perpetuarse tu bohemia; milagroso peregrino, compañero de prisiones en la Torre de marfil…
10
Que se cumpla, por tu gloria, la promesa de Darío,
al decirte de una estatua sobre firme pedestal;
que relinchen tus corceles los clarines de su brío,
que la Virgen del sudario no desole con su frío
el jardín de poesía de un eterno Floreäl.
15
En las misas de tu credo, más cordiales, más inquietas, que te canten y consagren fugitivo de Verlaine;
que te nombren compasivas las Mimis y las Musetas, y relaten conmovidos sus pintores y poetas
cuando entrabas predicando por tu azul Jerusalén…
20
Que tus pálidas princesas de inefables corazones, lleven lirios de tus rimas a un olímpico Paris…
con las hostias fraternales de tus suaves comuniones, que el orfebre de los triunfos en tus líricos, blasones, grabe todos tus laureles con olivo y flor de lis.
25
Ya serás en el recuerdo, cuando seas un pasado,
como aquel de la leyenda que tus éxtasis meció,
ya serás, para in eternum, de algún bronce perpetuado, como guardan tus memorias infantiles, por sagrado, ¡aquel beso con que Hugo tu niñez acarició!
30

A Juan Más y Pí
En la gran copa negra de la sombra que avanza quiero probar del vino propicio a la añoranza. Quiero beber del vino que bebiéramos juntos,
y estos ratos, de aquellos, serán nobles trasuntos. (No sé porque esta hora, sombría y silenciaria,
5
me ha invadido el cerebro de fiebre visionaria.) En la acera de enfrente, su clara risa suena
una muchacha alegre como una Noche Buena.
El arrabal, desierto, conmueve un organillo,
y bailan las marquesas del sucio conventillo;
10
Y vienen las memorias, conturbadas e inciertas como un vago regreso de ensoñaciones muertas… …He leído tu libro. Un saludo levanta
la voz del entusiasmo, que perdura y que canta; la voz alentadora de buenas expansiones
15
en las largas teorías de nuestras comuniones. Aquel señor tan loco… -Único hijo de Dios,
y Único Caballero- nos hermanó a los dos.
(Y eso que tu quisiste, no sé porque crüel sospecha inconfesable serle una vez infiel…
20
Mas, ya estás perdonado. Pero en verdad te digo que en otra no te escapas sin sufrir tu castigo…) En la calma severa de las meditaciones:
dolor de tus constantes inquietas obsesiones. Ideando el derrotero de los rumbos plausibles
25
se enfermó tu cabeza de ensueños imposibles… Te veo como äntes, duro en el Bien y el Mal, pletórico de un ansia de vida ascensional.

De tus actuales fórmulas hiciste las amadas
que en la expansión te ofrendan bellezas flageladas. 30
Has volcado el consuelo de tu mejor augurio
en el vaso de angustias: el cáliz del tugurio.
Amas el bello gesto que en las horas aciagas
tiene orgullo de púrpura para cubrir las llagas.
Te obseda el clamoreo de enormes muchedumbres 35
que van, con su Epopeya de siglos, a las cumbres… -Compañero: seamos en nuestra Misa diaria tentación, sermón, hostia: todo menos plegaria. Cantemos en las liras de los credos tonantes
la canción nunciadora de mañanas radiantes.
40
La vida es Dolor siempre, así cambie de nombre:
es Dolor hecho carne y es Dolor hecho Hombre. Libertémosla, entonces, de las contagios viles
que, en la sangre, empobrecen los glóbulos viriles. ¡En marcha al País nuevo de las brumas ausentes, 45
que un día vislumbraron los geniales videntes! Derrotando el Silencio pregona la conquista
el salmo combativo de un fuerte Verbo artista… Pongamos en lo höndo de las frases más sacras besos consoladores que suavicen las lacras.
50
En procesión inmensa va el macilento enjambre: mordidas las entrañas por los lobos del hambre.
Lo custodia el Misterio, y lleva en sus arterias inoculado un virus de sórdidas miserias;
No hay que temer la lepra que roë los abyectos:
55
quizás es peor la higiene de los limpios perfectos.

Efigien su nobleza también los infelices: ¡Blasón de los harapos, lis de las cicatrices! Lidiemos en la justa de todos los rencores… ¡insignias de los bravos modernos luchadores! 60

Para esperarte, amigo, después de la contienda, aunque sea en el yermo yo plantaré mi tienda.
Te envío, pues, mis versos, mis versos torturados, como flores amargas de jardines violados…

¡Y sean mis estrofas los heraldos cordiales 65
de una lírica tropa de poemas triunfales! A J. J. Soiza Reilly

Al astrólogo Ensueño, sus novias: las estrellas, contáronle el secreto de unas cosas tan bellas que un ruiseñor lunático, que cantaba a las rosas, puso en sus sinfonías esas extrañas cosas.

Era un noble pronóstico, que, enigmáticamente, 5
irradiaba su Verbo, como un límpido Oriente en gestación de soles. (Quizá una profecía

de los magos geniales en blanca Epifanía) Eran graves promesas. Era un coro de ästros que dejaba en la pauta sus luminosos rastros: 10

Yo, en mi musa salvaje, los evoqué, y entonces hablaron las estrellas con la voz de los bronces. Y así ritmo un saludo. Si hallas la canción dura, es porque cada estrofa tiene algo de armadura, que al corazón resguarda de la flecha amistosa: 15

la que, al clavarse, a veces se vuelve ponzoñosa. Tal vez en el Envío que trabaja mi mano
me ayuda Perogrullo ¡tan ingenioso y llano!…

…Son versos como zarzas, pero hay en sus rudezas muchas síntesis bravas de temidas bellezas.
20
La Epopeya del Triunfo se ha anunciado sonora, al galope del rojo centauro de la Aurora

que llega, como heraldo de la Ciudad lejana, precursor del saludo, del laurel y la diana. -Floraciones de músicas en un carmen de gloria- 25

divulgan los clarines la futura Victoria,
pues, sobre nidos de águilas, se ha soñado la lumbre de las teas clavadas en la más alta cumbre.
Desfilan en el biógrafo del recuerdo entusiasta,
los residuos amargos de la sufriente casta:
30
tus vagabundos trágicos, tus tristes heroínas:
testas de manicomios, cuellos de guillotinas;
tus perros soñadores, con nostalgias de luna,
la historia de la humana pasión donde se aduna
el delito y el beso, la amada y el suicida
35
que se fue de la reja y después de la vida;
Tus asesinos bárbaros, apóstoles del Crimen,
tus pobres Margaritas que jamás se redimen,
tus poetas borrachos, con hambres de apoteosis,
tus Nietzsches de presidios en celdas de neurosis… 40
Y lo demás y todo… La herida de la pena,
que tiene tintes rojos para cada azucena,
y el último lamento del niño moribundo
que fue como un andrajo flotando sobre el mundo. Y lo que no harás nunca: lo que ocultó su clave,
45
tal alma que al cerrarse se guardara la llave

lo que dejó la vida, por infame y monstruoso, en una frase trunca de gesto doloroso.
…Sea tu credo, hermano, mezcla de luz y acero: el triunfador es bravo y es duro el justiciero,

50
porque la bondad misma, no es sino el espejismo que esconde el burgués sello del señor Egoísmo. Así, mantén tu lema: fuerte como la muerte,
para siempre in eternum, porque ya de esa fuerte raza de Don Quijotes vamos quedando pocos:
55
-¡no hablaron de los vientres los Zarathustras locos!- Acometan serenos los modernos andantes,
que aün medran soberbios vestigios y gigantes. ¡Cabeza y brazo para realizar el empeño:
Si Rocinante es torpe que venga Clavileño!
60
Den, sin temor, ejemplos de viriles acciones
delante de las jaulas de todos los leones,
y el burlador cobarde que se clave en la frente
las bellezas normales que le hacen ser hiriente. Buscando los peligros, en ignoradas sendas,
65
no sabrán las heridas de femeniles vendas,
pero, eso sí, las lanzas, señores caballeros, encontrarán molinos y, aun mucho más, carneros, Entuertos y prejuicios, y otros añejos males, bellacos, malandrines, follones, hidetales
70
y toda la caterva del torvo Encantamento
que ha hëcho del abdomen Ideal y Pensamiento. …Compañero: levanta, coronando imposibles,
el quijotismo, y lleva, como armas invencibles, cuando emprendas alguna simbólica salida,

75
el Genio por escudo, ¡y por blasón la Vida!

Construcción de los personajes femeninos galdosianos desde una perspectiva de mujer.

El profesor Jesús G Maestro , con la profesora Cristina Jiménez Gómez.

El forjador del Materialismo Filosófico, Gustavo Bueno, expone el papel de los filósofos en la novela La regenta, de Leopoldo Alas, Clarín.

Estatua de La Regenta, en Oviedo, con la Catedral de “Vetusta”, referente de Oviedo en la novela de Leopoldo Alas, Clarín: La Regenta.

Gustavo Bueno

Los filósofos en La Regenta

En La Regenta aparecen personajes en cuya silueta es decisiva la profesión: médicos, abogados, criados, sacristanes. Podría decirse, en algún sentido, que Clarín usa en La Regenta una “óptica profesional”: ve a sus personajes desde sus profesiones respectivas.

Pero entre los personajes de La Regenta no figuran filósofos profesionales. Tan sólo fugazmente un profesor de filosofía, el Catedrático de “Psicología, Lógica y Ética” del Instituto de Vetusta, interviene para sacar ciertas conclusiones “de sentido común” sobre las costumbres de Don Fermín de Pas. Este profesor, en efecto –de quién ni siquiera se nos da el nombre (lo que importa, sin duda, es su oficio)– aparece en La Regenta informándonos sobre la clase de pescado que compra el Magistral. Es partidario de la Escuela Escocesa y se pasa la vida en el mercado cubierto “como si aquello fuese la Stoa o la Academia”. Y lo que ese filósofo dice es que jamás ha visto a la criada del Provisor comprar salmón, “y besugo sólo cuando está barato, muy barato”. Nos recuerda al profesor de “Psicología, Ética y Rudimentos del Derecho” del Instituto de Bilbao en La Colmena.

Los filósofos aparecen, sin embargo, citados de vez en cuando en La Regenta. A veces de un modo, diríamos, ornamental y emblemático: el retrato de Balmes en el comedor del Palacio de Vegallana; los bustos en escayola de Voltaire y Rousseau en el despacho de Don Pompeyo Guimarán. Se citan los nombres de Hipócrates, confundido con Sócrates, por Ronzal; o de Büchner, de Lucrecio y de San Agustín.

Pero lo más importante es la utilización que hace Clarín de ciertos filósofos clásicos, o del arquetipo del “filósofo mundano”, para trazar el perfil de los personajes centrales de La Regenta o de otros que, sin serlo, desempeñan en la obra maestra una función importante. Por ejemplo, Don Pompeyo Guimarán, que es “el filósofo oficial de Vetusta” y que vive con su mujer y cuatro hijas de las rentas de algunas haciendas provenientes de la desamortización. Don Pompeyo no es un filósofo profesional, porque apenas ha leído más de un libro (en nuestra sociedad es indispensable que los filósofos profesionales lean libros). Pero Don Pompeyo Guimarán, el racionalista y ateo de Vetusta, es hombre de principios, de principios filosóficos, más o menos comtianos. Hombre recto y por ello más escandaloso. Su muerte, abjurando de sus errores, consigue purificar su recuerdo. Figura esquemática, como la de Don Avito Carrascal de Amor y Pedagogía, no por ello menos real si pensamos en que la propia realidad de tipos como Don Pompeyo o Don Avito consiste precisamente en su esquematismo.

La acción dramática de La Regenta tiene lugar dentro del ámbito de lo que Veblen llamaba “la clase ociosa”. Aquí se dibujan, en efecto, los dos triángulos dramáticos en torno a los cuales gira la casi totalidad de la acción: Ana Ozores-Don Fermín de Pas-Don Álvaro Mesía y Ana Ozores-Don Víctor Quintanar-Don Álvaro Mesía. Los problemas más profundos de la novela circulan, sin duda, entre los vértices del primer triángulo. Ana Ozores, Don Fermín y Don Álvaro son los auténticos protagonistas de La Regenta.

Ahora bien, es verdaderamente interesante constatar la importancia principalísima que los filósofos y el arquetipo del filósofo asumen en La Regenta para perfilar la silueta precisamente de cada uno de estos tres personajes centrales.

Ante todo, la de la Regenta. La Regenta es hija de su padre. Y su padre, Don Carlos, es un caballero aristócrata, generoso, libre de prejuicios –hasta el punto de que se atreve a casarse con una modista italiana–, que se retira del Ejército para dedicarse a la filosofía. Vende fincas y casa para comprar libros, y sostener tertulias de librepensadores, que tanta huella dejarán en Anita Ozores. La Regenta es un espíritu eminentemente religioso, cuando trata de ser fiel a su marido; por cierto, un espíritu religioso nutrido por un filósofo, San Agustín, cuyas Confesiones encontró Anita entre los libros de su padre, porque Don Carlos consideraba a San Agustín filósofo a pesar de ser santo. Ana leyó de joven, entre lágrimas, a San Agustín, y lo volvería a leer más tarde cuando su confesor le aconseja que lea obras filosóficas para elevar su alma hacia la virtud. Pero cuando vacila ante su seductor, Anita recuerda a su padre: “Sin que ella los provocase acudían a su memoria recuerdos de la niñez, fragmentos de las conversaciones de su padre, el filósofo, sentencias de escéptico, paradojas de pesimista, que en los tiempos lejanos en que las había oído no tenían sentido claro para ella, mas que ahora le parecían materia digna de atención.”

El Magistral, Don Fermín de Pas, es un eclesiástico y un teólogo. Pero es un teólogo positivista, que cree ante todo, cuando lee el último evangelio, no ya que el Verbo se hizo carne, sino que hay unas letras rojas en un tablero situado encima del altar que dicen: “El Verbum caro factum est.” Y es que propiamente el magistral, más que un teólogo, es un filósofo. Lo dice el mismo Clarín: en su juventud de seminarista sus tristezas eran propiamente “ansiedades de filósofo atado a un teólogo”. Ya Provisor, todas las mañanas acostumbra a estudiar filosofía. Y en sus sermones subraya el aspecto ético, utilitario, pragmático, de la religión. Don Fermín presenta sus consignas no como dogmas en los que hay que creer, sino como doctrinas evidentes que, mecánicamente, matemáticamente, se imponen. No era su afán pintar a los enemigos como criminales, sino como duros de mollera. La vanidad del predicador, comunicada luego a la de sus oyentes, se hacía una sola. Nacía el entusiasmo cordial, magnético, de dos vanidades conformes:

“¡Lástima que tantos y tantos millones de hombres como viven en las tinieblas de la idolatría, de la herejía, &c. no tuviesen el talento natural de los vetustenses apiñados en el crucero de la Catedral, alrededor del púlpito. La salvación del mundo sería un hecho.

El empeño del magistral en el púlpito, en consecuencia, es demostrar filosóficamente la verdad del dogma. “Prescindamos por un momento del auxilio de la fe, ayudémonos sólo de nuestra razón… ella basta para probar…”.

Pero la filosofía de Don Fermín no es una pasión especulativa, como hemos dicho. Es una actitud racionalista y pragmática que lo mantiene apartado de todo tipo de tentación mística o contemplativa. “Una filosofía profesional, especulativa, es una manera de bostezar”, piensa Don Fermín.

Por último, el presidente del Casino, el Don Juan de Vetusta, el seductor, el oportunista y el “cínico”, Don Álvaro Mesía, no es, con todo, un personaje frívolo. La filosofía es precisamente lo que le confiere densidad, lo que eleva su vulgaridad psicológica, lo que dignifica, si cabe decirlo así, ante sus amigos, sus mismos vicios. Es la actitud filosófica de Don Álvaro lo que permite a Clarín presentárnoslo paradójicamente como un hombre de principios –de principios epicúreos. En un momento de celos y rabia, he aquí cual es la íntima exclamación de Don Álvaro: “Nada, nada. Fuerza y materia; no hay más que eso”. Don Álvaro toma su exclamación del título de la obra de Büchner, pero vive una vida epicúrea, que no es precisamente una vida superficial, frívola y aturdida, sino una vida “esférica” que se traza planes a sí misma utilizando categorías abstractas, filosóficas. Es esencial que Don Álvaro haya meditado a Büchner, puesto que es un materialista culto, ilustrado –y es esencial que Don Álvaro haya leído a Lucrecio. A decir verdad, sólo ha leído la mitad del De rerum natura, pero no porque no le interesase la otra mitad, sino porque ya sabía lo que Lucrecio iba a seguirle diciendo. “Ya no veía más que átomos y su buena figura era un feliz conjunto de moléculas en forma de gancho para prender a todas las mujeres bonitas que se le pusieran delante”. ¿Escuchó Don Álvaro Mesía, allá en su juventud, al profesor de Psicología, Lógica y Ética, la filosofía de Lucrecio?

Clarín ha utilizado, pues, ampliamente, en La Regenta a los filósofos como parámetros, si puede hablarse así, para perfilar los personajes centrales de Vetusta. Es ésta una circunstancia que, me parece, debería tenerse muy en cuenta en el análisis de los problemas estilísticos que La Regenta, como obra maestra, planteará siempre a los críticos. Y una circunstancia que debería tenerse muy en cuenta en el análisis de los problemas, ya no estilísticos, de esta nuestra ciudad de Oviedo.

[ Tomado de Gustavo Bueno, Sobre Asturias, Pentalfa, Oviedo 1991, páginas 43-46. ]


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La Crítica de la Razón Literaria y el Materialismo Filosófico como armas para defendernos del nihilismo pánfilo de estos tiempos pos modernos decadentes

Capítulo 6: Análisis de ‘La más bella niña’ y ‘Amarrado a un duro banco’, de Luis de Góngora. Lecturas de Selectividad. Aula de Literatura, de Ramón de Rubinat. Aplicaciones prácticas de la Crítica de la Razón literaria, de Jesús G. Maestro

NOTA DE INTROFILOSOFIA: Consideramos que el análisis de estos dos versos de Luis de Góngora, desde las coordenadas donde se sitúa el profesor de Literatura Comparada y de Teoría de la Literatura, Ramón de Rubinat, resulta de enorme relevancia para el tiempo presente, año 2019 dC., sobre todo si estos análisis se llevan a cabo en una zona geográfica de lo que aquí, siguiendo propuestas de Gustavo Bueno, se denomina “La Europa sublime”. Dado el auge del islamismo prácticamente a lo ancho de toda Europa,es obligado razonar sobre este hecho, no por una cuestión o asunto de intelectuales, filósofos o historiadores, politólogos , etc. Sino que se trata de una cuestión de puro y simple CONATUS; (en el sentido del filósofo de origen sefardí, Espinosa) :Conatus, es, resumiendo

El conatus es, en y por sus efectos, un esfuerzo en acto, una potencia activa de afirmación y resistencia de una cosa frente a cualquier otra cosa externa que pudiere vulnerar su perseverancia indefinida. Es el apetito de afirmación y resistencia inmanente que juega en la relación de potencias. En este sentido, el esfuerzo de perseverancia de la cosa está siempre en conformidad con los afectos que expresan su grado de potencia y, además, la determinan.


29 de julio de 2019 por Ramon de Rubinat

AUTOR: Ramón de Rubinat

En este capítulo analizamos los dos poemas de Góngora que entrarán en las Pruebas de Acceso a la Universidad 2019-2020.

La cuestión sobre la que más incidiremos es el trato que en ellos se hace de la guerra contra el Islam, concretamente -y a partir de Gustavo Bueno-, veremos que esta guerra fue la garante de nuestra libertad, ¡de nuestra libertad de entonces y de nuestra libertad de hoy!, que sobre la victoria cristiana sobre el turco (batalla de Lepanto) descansa la Europa de los Derechos Humanos, el aconfesionalismo, la economía de mercado y todas las libertades con que tanto nos llenamos la boca. 

¿Alguien que haya viajado a la Europa sublime (Dinamarca, Alemania, Bélgica, Francia…) puede negar que en muchas partes de estos territorios ya rige la Sharía, la ley islámica? Léanse estos dos poemas. Y que no se engañe nadie: aquí no se está haciendo apostolado de ninguna idea, no hace falta profesar ninguna fe para entender lo que aquí se cuenta y admirar su dimensión, su trascendencia histórica. Pasee quien lo dude por ciertas calles de Dinamarca, Alemania, Bélgica o Francia… 

A partir de la idea aristotélica de que la paz es el resultado de la guerra, contrastaremos estos dos poemas con unos versos del grupo musical El último de la fila que profesan un irenismo muy posmodernamente papanatas

Y para indicar la vigencia de este conflicto nos remitiremos, también, a la novela Sumisión, de Michel Houellebecq, puesto que en ella se narra la llegada de los Hermanos Musulmanes al gobierno de Francia y cómo vive este cambio el típico intelectual francés, en concreto: el profesor universitario de Letras.

LA MAS BELLA NIÑA (GÓNGORA)

La más bella niña 
De nuestro lugar, 
Hoy viuda y sola 
Y ayer por casar, 
Viendo que sus ojos 
A la guerra van, 
A su madre dice, 
Que escucha su mal:
Dejadme llorar 
Orillas del mar.


Pues me disteis, madre, 
En tan tierna edad 
Tan corto el placer, 
Tan largo el pesar, 
Y me cautivasteis 
De quien hoy se va 
Y lleva las llaves 
De mi libertad,
Dejadme llorar 
Orillas del mar.


En llorar conviertan 
Mis ojos, de hoy más, 
El sabroso oficio 
Del dulce mirar, 
Pues que no se pueden 
Mejor ocupar, 
Yéndose a la guerra 
Quien era mi paz,
Dejadme llorar 
Orillas del mar.


No me pongáis freno 
Ni queráis culpar, 
Que lo uno es justo, 
Lo otro por demás. 
Si me queréis bien, 
No me hagáis mal; 
Harto peor fuera 
Morir y callar,
Dejadme llorar 
Orillas del mar.


Dulce madre mía, 
¿Quién no llorará, 
Aunque tenga el pecho 
Como un pedernal, 
Y no dará voces 
Viendo marchitar 
Los más verdes años 
De mi mocedad?
Dejadme llorar 
Orillas del mar.


Váyanse las noches, 
Pues ido se han 
Los ojos que hacían 
Los míos velar; 
Váyanse, y no vean 
Tanta soledad, 
Después que en mi lecho 
Sobra la mitad.
Dejadme llorar 
Orillas del mar.

AMARRADO AL DURO BANCO (GÓNGORA)

Amarrado al duro banco 
de una galera turquesca, 
ambas manos en el remo 
y ambos ojos en la tierra, 

un forzado de Dragut 
en la playa de Marbella 
se quejaba al ronco son 
del remo y de la cadena: 

¡Oh sagrado mar de España, 
famosa playa serena, 
teatro donde se han hecho 
cien mil navales tragedias!, 

pues eres tú el mismo mar 
que con tus crecientes besas 
las murallas de mi patria, 
coronadas y soberbias, 

tráeme nuevas de mi esposa, 
y dime si han sido ciertas 
las lágrimas y suspiros 
que me dice por sus letras; 

porque si es verdad que llora 
mi captiverio en tu arena, 
bien puedes al mar del Sur 
vencer en lucientes perlas. 

Dame ya, sagrado mar, 
a mis demandas respuesta, 
que bien puedes, si es verdad 
que las aguas tienen lengua, 

«pero, pues no me respondes, 
sin duda alguna que es muerta, 
aunque no lo debe ser, 
pues que vivo yo en su ausencia. 

¡Pues he vivido diez años 
sin libertad y sin ella, 
siempre al remo condenado 
a nadie matarán penas!» 

En esto se descubrieron 
de la Religión seis velas, 
y el cómitre mandó usar 
al forzado de su fuerza.

QUERIDA MILAGROS ( DE EL ÚLTIMO DE LA FILA )

...por ahora la suerte me ha sonreído;
necesito verte, aquí no hay amigos;
no estaría de más que alguien me explicara,
qué tiene esto que ver contigo y conmigo.

Querida Milagros, queda tanto por vivir.
sería absurdo dejarse la piel aquí...

PARA ESCUCHAR EL COMENTARIO Y LA CRITICA DE RUBINAT, HAY QUE ENTRAR EN EL ENLACE Y PINCHAR EN DONDE APARECE EL AUDIO DE LA MISMA , DESPUES DE LOS TEXTOS ESCRITOS: https://www.auladeliteratura.com/2019/07/29/gongora-selectividad/


SUGERIMOS, (INTROFILOSOFIA) LA LECTURA DE ESTA ENTREVISTA A HOULLEBECQ, SOBRE EL LIBRO TITULADO SUMISIÓN:

FUENTE : https://elpais.com/cultura/2015/04/23/babelia/1429802066_046042.html

EL PAÍS EN PORTADA

Michel Houellebecq: “La élite está asesinando a Francia”

El autor dispara su munición contra lo que considera el silencio de los hombres, contra las clases dirigentes y la pérdida de libertades. ‘Sumisión’ retrata una Francia al borde de la guerra

AUTOR DE LA ENTREVISTA GONZALO GARCÉS 23 ABR 2015 – 17:14 CEST

Michel Houellebecq: “La élite está asesinando a Francia”

Michel Houellebecq tiene escolta oficial. Después del atentado contra Charlie Hebdo el pasado 7 de enero, el Gobierno francés prefiere no arriesgarse: como otras personalidades locales, el autor de Plataforma va ahora a todas partes flanqueado por dos policías de civil. Bromea con ellos y parece cómodo con la situación. Aunque no deja de resultar algo irreal entrevistarlo en esta brasserie de Saint-Germain, bebiendo vino blanco, mientras Houellebecq (Saint Pierre, Isla Reunión, 1958) habla con entusiasmo de los cuentos de Borges y sus custodios echan discretos vistazos a los edificios cercanos en busca de francotiradores.

Parece una escena de una mala película, pero es sólo uno más en la sucesión de malentendidos que han rodeado la publicación de Sumisión (Anagrama). En la actualidad, Houellebecq es tan importante en su país que el primer ministro habla de su nuevo libro como si fuera un asunto de Estado; un efecto colateral es que nadie lo toma como una novela. Se lo compara con El suicidio francés, de Éric Zemmour, o El gran reemplazo, de Renaud Camus, best sellers estridentes que machacan dos ideas obsesivas: el Occidente judeocristiano está en retirada, los bárbaros musulmanes se aprestan a tomar el poder. PUBLICIDADinRead invented by Teads

No se trata de negar la dimensión social de Sumisión, que pinta una Francia al borde de la guerra civil. En esta fábula política el conflicto se resuelve con el triunfo electoral de Mohammed Ben Abbes, candidato de la imaginaria Fraternidad Musulmana, y la conversión de Francia en Estado islámico, pero el libro está lejos de presentar el hecho como un desastre. Al contrario: para el protagonista, solitario profesor experto en el escritor decadente Joris-Karl Huysmans, lo urgente es encontrar una fe. “¿Cuánto tiempo puede una sociedad subsistir sin una religión cualquiera?”, se leía ya en Las partículas elementales (1998). Ahora el adjetivo “cualquiera” resulta sugerente: si ya no es posible ser cristiano, ¿por qué no abrazar otra religión más vigorosa?

PREGUNTA. Sumisión es una sorpresa para sus lectores. Aunque la inquietud religiosa aparece en todo lo que ha escrito, es la primera vez que describe a un personaje que busca una fe y que, además, la encuentra. ¿Cómo se le ocurrió esta historia?

RESPUESTA. Jugó un papel el hecho de que mi protagonista, François, sea un profesor experto en Huysmans; en su obra, esa búsqueda que menciona juega un papel crucial. Huysmans tiene novelas enteras dedicadas a su relación con el catolicismo. Ahí tenemos el caso de una conversión religiosa relatada en la ficción.

P. ¿Es usted creyente?

R. Tiendo a creer cuando voy a misa; pero apenas salgo, se me pasa. Así que ahora lo evito, porque el bajón es desagradable. Pero la misa en sí misma es muy convincente; es una de las cosas más perfectas que conozco. Y mejor todavía son los entierros, porque ahí se habla mucho de la supervivencia después de la muerte, y con una apariencia de convicción total. La verdad es que mi ateísmo no salió indemne de la muerte de mis padres y de mi perro Clément.

P. Pero entonces, ¿todo es cuestión de querer creer?

R. Pues sí. Porque, en realidad, la razón no se opone a la fe de una manera tan clara. Si nos fijamos en la comunidad científica, los ateos se cuentan sobre todo entre los biólogos. Los astrónomos, en cambio, son cristianos sin mayor dificultad. Esto tiene una explicación, y es que el universo está bien organizado. Cuando se trata de seres vivos, la cosa es más dudosa. Los seres vivos no están bien organizados, y son un poco repugnantes. Un matemático no tiene mayor dificultad para creer en Dios; al contrario, trabajar con ecuaciones pega bien con la idea de un orden, y por ende un creador de orden.

El islam siempre evitó pronunciarse sobre cuestiones como si la Tierra giraba alrededor del Sol. No había nada en juego en ello”

P. De todos modos, su cristianismo es selectivo. Le interesa la vida eterna, pero no tanto, digamos, el perdón o la caridad.

R. Sí, eso me importa menos. Pero san Pablo lo dice con toda claridad: si Cristo no resucitó, nuestra fe es vana. Así que Cristo, mal que mal, vino por eso. Para prometernos que la muerte había sido vencida. La caridad, bueno, no es algo específico del cristianismo. Y en cuanto al perdón de los pecados, es algo que le importa más a los protestantes. Antes, en el catolicismo, el perdón de los pecados era algo casi automático. Ego te absolvo, y ya está.

P. Su protagonista, François, afirma que tampoco hay oposición entre la ciencia y la fe musulmana.

R. Yo diría incluso menos. El islam siempre evitó pronunciarse acerca de cuestiones del tipo de: “¿Gira la Tierra alrededor del Sol?”. Evitó meterse en dificultades que el catolicismo, por su parte, podría haber evitado. No había nada en juego para la fe cristiana en el hecho de que la Tierra gire en torno al Sol.

P. François tiene otro argumento a favor del islam: dice que es la única religión que acepta el mundo tal como es.

R. Es que es un muy buen argumento. Incluso los yihadistas, que no aceptan el orden político del mundo, aceptan el mundo natural tal como es. Si lees a Darwin te das cuenta de que, en el fondo, lo que lo aleja de Dios —porque Darwin no creía en Dios, aunque haya fingido lo contrario— son las consideraciones morales. Por ejemplo, en una carta analiza el ciclo de vida de no recuerdo qué parásito que vive dentro del ojo, y exclama: ¡No, un Dios de bondad no puede ser el autor de este mundo! Podemos arriesgar un teorema: cuanto más se observa a los ácaros, más disminuye la fe en Dios. En mi caso, desgraciadamente, estudié biología, así que empecé con mal pie.

P. François busca a Dios a través de ciertas figuras femeninas. Hay dos momentos clave: primero, cuando François pierde a su amante, y después, cuando entra a la iglesia de Rocamadour y parece a punto de recuperar la fe, pero fracasa. La pérdida de su amor y la pérdida de la fe representan una misma clausura en su vida.

R. Es muy cierto, esos son los dos momentos clave. Mas en general, te diría que la construcción de este libro es bastante simple: pongo en escena a este personaje y progresivamente le quito todo. Empiezo por lo más grave, le quito el amor. Después, y ya es menos importante, le quito a sus padres. Después, en esa escena en la iglesia de Rocamadour, le quito la posibilidad de creer en Dios. Y para terminar le quito su relación con Huysmans, que califico como la más antigua de su vida. Porque es verdad —y yo lo sé por haber dedicado todo un libro a Lovecraft— que escribir de manera profunda acerca de un escritor significa, en la práctica, privarse de releerlo. Pasado cierto punto, no puedes más. Así que a este pobre personaje yo le quito todo, hasta que sólo le queda convertirse.

P. En su libro, una vez que el régimen islámico se instala en Francia, las mujeres adoptan el velo, dejan de trabajar y se dedican a la familia. ¿No hay en esto algo de expresión de los deseos del protagonista? Después de todo, perdió a su chica porque era demasiado independiente.

El escritor Michel Houellebecq.
El escritor Michel Houellebecq. PHILIPPE MATSAS

R. Sí, él personalmente no tiene motivo para solidarizarse con el régimen laico. La solución que le proponen, mal que bien, funciona.

P. Como dice al final: “No tendré nada que lamentar”.

R. Esa frase puede entenderse como usted dice, pero también al revés: tendrá mucho que lamentar. Haber perdido a Myriam, para empezar. Y también haber perdido a la Virgen de Rocamadour. Aunque cueste creerlo, mi proyecto inicial era que él se convirtiera al catolicismo. Lo cual habría dado lugar a un libro bastante gracioso; mi personaje se habría convertido a un catolicismo que ha cambiado mucho desde la época de Huysmans. Un catolicismo, por decirlo de algún modo, un poco bobo.

P. ¿Y por qué no lo escribió?

R. Porque no pude. A ver: supongamos que la Virgen de Rocamadour hubiera funcionado, que François hubiera recuperado la fe. Después de eso, yo ¿cómo sigo mi libro? (ríe). En cambio, en Sumisión no hay verdaderos creyentes, ni cristianos ni musulmanes. Incluso para Ben Abbes se trata de una opción política. Esto ya estaba a mi alcance.

P. Ben Abbes aparece como un salvador, en un momento en que el sistema político ya no funciona…

R. Esa parte es real. Viví 10 años fuera de Francia, y cuando volví me impresionó el desprecio total de los franceses por sus élites dirigentes y mediáticas. Quizá el periodismo sea la única profesión más despreciada que la de los políticos. Hay que decir que la situación es relativamente alucinante. Ya en 2012, Hollande fue elegido presidente, a pesar de que Francia se había volcado a la derecha. Y ahora no es imposible —como imagino en mi libro— que Hollande sea reelegido en 2017, aunque Francia está aún más a la derecha. La estrategia del Partido Socialista, que es impulsar al Frente Nacional para excluir al centroderecha, ha llevado las cosas a un lugar insalubre. Y el hecho es que la vida en Francia se ha deteriorado. Hay muchos más pobres que antes. Hay cada vez más gente que no cree lo que dicen los medios. Y lo que te muestra que somos un país extraño es que, pese a todo, los franceses se siguen reproduciendo: salvo Irlanda, tenemos la natalidad más alta de Europa.

P. Es un argumento contra la idea del “suicidio francés”.

R. Es que no es un suicidio, es un asesinato.

P. ¿Cometido por quién?

R. Por nuestras clases dirigentes.

P. Es usted muy duro con los políticos de su país.

R. Es que se les fue la mano. El caso más impresionante que conocí fue el referéndum de 2005 sobre la Constitución europea. Los franceses votaron claramente por el no. Y semanas más tarde el Gobierno lo hizo aprobar por vía parlamentaria. Es un desprecio muy claro a la democracia. Así que la hostilidad de la gente contra los dirigentes es muy fuerte, y eso en un momento de crisis económica y desempleo alto. Y tenga en cuenta que el paro en Francia es desempleo de verdad: no hay trabajo en negro, como en España o América Latina, y tampoco hay solidaridad familiar, eso desapareció. La gente está totalmente desvalida.

En Occidente la palabra masculina ha desaparecido. Lo que los varones piensan, nadie lo sabe. El varón ya no habla, la mujer sí”

P. Hablemos del proyecto político de Ben Abbes. ¿Podría funcionar su idea de expandir la Unión Europea hacia el sur, de convertirla en una Unión Mediterránea?

R. No es ninguna tontería. Para empezar, muchos países mediterráneos lo percibirían como una garantía —aunque quizá se equivoquen— contra sus islamistas radicales. Europa del Norte pasaría a segundo plano. Pero, para ser honestos, la principal interesada en esto sería Francia. La verdad es que Francia nunca aceptó el hecho de perder el liderazgo. Por eso tenemos una relación extraña con Alemania; nos gusta flagelarnos diciendo que somos menos que ellos. Malestar que, dicho sea de paso, es una de las claves del éxito de Marine Le Pen.

P. Muchas veces ha hablado contra el patriotismo. Pero después del atentado contra Charlie Hebdo, parecería que está dispuesto a defender ciertos valores franceses. Como dicen en Rambo III: esta vez, es personal.

R. Es que es personal: han matado a alguien a quien yo quería, a Bernard Maris. Y además está la cuestión de la libertad de expresión, que me concierne. Esa libertad la hemos perdido. Cuando yo era adolescente, en los años setenta, había más cosas permitidas. En la actualidad, el debate de ideas se limita a la detección de los derrapes. Una vez que el derrape ha sido cometido, el responsable puede disculparse; a eso se limitan sus derechos.

P. Su protagonista se define como machista. ¿Cree que en esto François es representativo?

R. Lo que pasa es que en Occidente la palabra masculina ha desaparecido. Lo que los varones piensan, nadie más lo sabe. Una hipótesis horrible, pero verosímil, es que no han cambiado; sólo han aceptado cerrar la boca. El varón occidental ya no habla; la mujer sí. La vida mental masculina ahora es algo desconocido, y por eso es verosímil pensar que el varón estaría dispuesto, si se presentara el caso, a una vuelta inmediata al patriarcado.

P. ¿Sus novelas serían las últimas noticias de esa vida mental masculina?

R. Pues sí, las mujeres pueden leerlas para enterarse de lo que realmente piensan los hombres.

P. ¿Cree realmente que Europa, al perder la religión, la reemplazó con el patriotismo, y que terminará por volver a la religión?

R. Sí, aunque para mí es absurdo imaginar que el patriotismo pueda reemplazar a la religión. La cristiandad duró más de mil años; el patriotismo, un poco más de cien, desde la Revolución Francesa hasta la Primera Guerra Mundial. También podemos decir las cosas de una manera más siniestra: el patriotismo, para alcanzar la incandescencia, necesita enemigos.

P. ¿Mientras que el único enemigo de la religión es la muerte?

R. Y es un enemigo más confiable.

AUTOR DE LA ENTREVISTA: Gonzalo Garcés es escritor argentino, autor de la novela Los impacientes (Seix Barral).ARCHIVADO EN:

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